Opéra promenade

Une soirée chez Rossini

De G. Rossini
, 2013
Présentation

Cet Opéra promenade propose une déambulation musicale et culinaire à travers les villages. Cette idée est venue de la personnalité même de Rossini, bon vivant, amateur de bonne chair et de bon vin. Pour illustrer sa gourmandise, alors qu’on lui demandait ce qu’était le paradis pour lui, il répondit « Un endroit où on mange du foie gras à volonté ! ». Cette déambulation est une sorte d’hommage joyeux à l’épicurien qu’il était. Cette adaptation inédite de La Petite messe solennelle prend le spectateur par la main et le guide sur le chemin facétieux imaginé par Rossini. Ce spectacle offre un regard unique sur l’œuvre et facilite son accès en offrant un décor, des costumes et une mise en scène sans jamais trahir la musique.

Seigneur, rassure toi, j'affirme que cette petite composition est hélas le dernier péché mortel de ma vieillesse.
Gioachino Rossini - Passy, 1863
 
Travail artistique

C’est la conception même de cette Petite Messe Solennelle qui a suscité mon envie de mise en scène : un compositeur d’opéra décide à la fin de sa vie d’utiliser son mode d’expression premier, celui de la représentation théâtrale, du paraître, « le Bel Canto » par excellence, pour parler de la foi. Il écrit même : « toutes mes compositions sont des scènes et celle-ci est ma dernière ». Il invente ainsi une forme théâtrale de la musique religieuse.

Il ne s’agit pas de plaquer une histoire, mais plutôt de raconter avec pudeur et émotion, de « montrer à voir » comment des êtres peuvent à tout moment et de façons très différentes, être pris par le sentiment religieux . Vouloir mettre en scène cette oeuvre ne relève d’aucune provocation, mais bien au contraire, dans l’actualité d’aujourd’hui, de dire, comme Rossini, que le sentiment religieux peut vivre en dehors des chemins conventionnels qui ne mènent souvent qu’au sectarisme et au fanatisme.

La Petite Messe reste unique par ce mélange paradoxal et étonnamment harmonieux, qu’indique le titre même, d’un sentiment religieux, philosophique et d’une ironie subtile. Cette Messe où, disait Einstein, « la science, le style concertant, l’archaïsme et l’Opéra se mêlent avec une naïveté touchante qui emporte indiciblement l’adhésion». A voir pour mieux entendre.

Distribution

Direction musicale : Lionel Sow • Mise en scène : Charlotte Nessi • Scénographie, lumières : Gérard Champlon • Costumes : Vinca Alonso — Chanteurs / Soprano : Cécile Achille, Aurore Bucher, Aliénor Feix • Mezzo : Landy Andriamboavonjy, Elise Bédènes • Mezzo soprano : Roseline Cyrille • Basse : Alejandro Gabor, Nicolas Rouault, Jacques Calatayud • Ténor : David Ghilardi, Sébastien Obrecht Mathieu Septier — Musiciens / Piano : Philippe Biros, Thomas Tacquet • Accordéon : Nicolas Lebert • Harmonium : Andrea Cohen — Les gens de maison / Eric Wolfer, Amélie Parias, Gérard Potier — Production / Ensemble Justiniana